Les héritier de LA FAYETTE, de ce côté et de l'autre de l'Atlantique...Liberté, indépendance....
mardi 5 janvier 2010
Pour les curieux.....
lettre ouverte à François Bayrou, malheureusement passée à la trappe
Merci monsieur Bayrou, merci à tous ceux du MoDem qui ont permis, hier, une si belle journée!
Merci pour ce trés beau discours de clôture, bravo à tous les intervenants d'hier,
je suis émerveillée par la qualité des orateurs:
monsieur Jean François Kahn, madame Corinne Lepage, madame Sylvie Goulard que j'entendais pour la premiére fois...
Comme les autres "dans la salle", j'ai resenti de la fierté, nous sommes les meilleurs(nous avons les meilleurs )
Si Je n'ai pas regrétté de m'être levée aux aurores(4h du mat ancienne heure!),
d'avoir gratté le pare brise de la voiture...alors que je regrette le manque de médiatisation de ce moment historique,
alors que je ferai tous les efforts pour faire circuler l'informaton, pour partager l'émotion de cette matinée, en province, avec les autres adhérants, les sympatisants et même les citoyens, lors de la campagne électorale,
Je ne comprends pas le coup de poignard que j'ai reçu dans le coeur quand j'ai cru entendu les noms de Friedman, Hayek, (à la lecture Taïeb???)
Ces maîtres, incontournables, assimilés aux pires des politiciens,qui, probablement ne les ont jamais lu!
Je vous en conjure: permettez vous le sans faute!!
Continuez à attirer auprés de vous les meilleurs, dans tous les domaines!
Ce n'est pas parce que presque tous les hommes politiques,
partout sur cette planéte, sont, ignares, nuls ou incompétents en économie que vous devez vous laisser enfermer dans cette fatalité!
Attirez "aussi"dans ce domaine les meilleurs, auprés de nous!
Il ne vous viendrait pas à l'idée de reprocher à Nietzsche le nazisme,les agisement d'hitler!
Il n'est pas absurde de continuer à etudier ce philosophe, de continuer à s'interroger sur son surhomme!
De même, il serait indispensable d'étudier ces théoriciens, et il le sera encore trés longtemps!
Vous avez jusqu'à présent remarquablement évité l'éceuil de la démagogie,
vous n'aviez pas lancé de noms de tête de turc en pature à une populace assoifée de vengeance, que vous arrive-t-il?
Encore une fois, osez l'excellence, le sans faute!
Laissez venir à vous les"autrichiens", qui que soient ceux qui vous en ont dit du mal!
Prenez quelques minutes de détente pour relire notre célébre landais Frédéric BASTIAT,pour rire de sa pétition des marchants de bougies et chandelles!
Osez le sans faute dans tous les domaines, et alors, mais seulement à cette condition,
nous la bâtirons, cette société nouvelle que nous appellons tous de nos veux!
Je vous en remercie
dimanche 25 octobre 2009
Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !
Ne confondez pas le capitalisme libéral avec le capitalisme "à la Davos" !
Par Institut Turgot le jeudi 22 octobre 2009, 18:14 - Article - Lien permanent
Si nous devions aujourd'hui décerner un prix pour le meilleur article sur le capitalisme écrit à l'occasion de la crise, c'est sans aucun doute à Michael Miller, auteur de "Davos Capitalism: Adam Smith's Nightmare", paru sur le site de l'Acton Institute, le 25 mars dernier, que nous l'attribuerions.
Dans « La Richesse des Nations », Adam Smith lançait cet avertissement : « les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque procédé visant à faire monter les prix ».
Les manigances des dirigeants d’entreprise au cours de l’année dernière, qui ont provoqué une grave perte de confiance dans les marchés et à des appels à davantage d’intervention étatique, montrent malheureusement qu’Adam Smith avait raison. Malheureusement, le problème va plus loi que Fannie Mae, Freddie Mac, Merrill Lynch, AIG ou toute société qui aurait fait la une des journaux.
Adam Smith, qui avait publié son œuvre maîtresse en 1776, mettait en garde contre la connivence entre les entreprises, mais ce que nous subissons aujourd’hui est quelque chose de bien plus insidieux – ce n’est pas seulement entre les entreprises, mais entre les entreprises et les hommes de l’état, et toutes sortes d’autres acteurs qui se rencontrent, et s’entendent sur notre dos, dans la station chic de Davos en Suisse. C’est le cauchemar d’Adam Smith.
Ce n’est pas du capitalisme libéral : c’est le capitalisme façon Davos, un capitalisme de gestionnaires dirigé par une élite éclairée — politiciens, chefs d’entreprises, gourous de la technologie, des bureaucrates, des universitaires et des célébrités – tous réunis pour tenter de rendre plus intelligent, ou plus humain, le monde de l’économie. Cela pourrait même être, comme Bill Gates est réputé l’avoir dit l’année dernière à Davos, un capitalisme plus « créatif ».
L'Homme de Davos
C’est feu Samuel Huntington qui avait a inventé le terme « L’Homme de Davos » – un individu sans âme, technocratique, sans nation et sans culture, détaché de la réalité. La théorie économique contemporaine que présuppose le forum de Davos est tout autant le capitalisme sans âme, un capitalisme managérial, qui réduit l’économie à la mathématique et la détache de l’action ainsi que de la créativité humaines. Et nous avons eu de l’admiration pour « l’homme de Davos ». Qui ne serait impressionné par les rassemblements annuels du Forum économique mondial de Davos ? Impeccablement habillés, éloquents, riches, célèbres, républicains, démocrates, conservateurs, travaillistes, socialistes, avec leurs contacts, leur pouvoir et leur intelligence.
Et puis, lorsque l’économie s’est effondrée, gestionnaires et technocrates ont perdu la foi dans les marchés. Mais ils n’ont certes pas perdu la foi en eux-mêmes, et ils voudraient aujourd’hui que nous leur abandonnions encore davantage le soin de gérer l’économie. S’ils réussissent ce coup-là, c’est à une confusion fondamentale qu’ils le devront : au fait qu’on a confondu le capitalisme à la Davos avec le capitalisme libéral.
Un beau tour de passe-passe
Même si c’est le produit d’une action de la droite comme de la gauche, avec des racines qui remontent à plusieurs décennies, une grande partie de la confusion actuelle provient des travaux des New Democrats et du New Labour au début des années 1990 : l’Union soviétique s’était effondrée et, en Europe et aux Etats-Unis, l’économie à la Keynes était un échec. Politiquement, on ne pouvait plus se permettre d’employer le langage de la planification centrale, si bien que des politiciens astucieux comme Bill Clinton ou Tony Blair se sont mis à employer un langage libéral. Ils parlaient d’un capitalisme plus intelligent, d’une mondialisation maîtrisée, d’un état la main dans la main avec les entreprises et de partenariat public/privé. Ils parlaient la langue du libéralisme tout en pratiquant une forme corporatiste du capitalisme.
C’était là un beau tour de passe-passe, et politiquement un coup de maître ; et de nombreux libéraux s’y sont laissés entraîner. C’est ce qui fait que, dans l’esprit de beaucoup, la liberté économique est censée avoir échoué. En fait, ce n’est pas le cas. Et la première étape vers le redressement passe par une description correcte du problème.
L’attrait du capitalisme façon Davos est compréhensible : des gens intelligents qui résoudraient nos problèmes, qui mettraient fin à la pauvreté dans le monde et aux vicissitudes des marchés financiers. C’est, selon les termes de T.S. Eliot, __le rêve « de systèmes si parfaits que personne n’y aurait besoin d’être bon__ ». Or, il n’existe pas de système de ce genre. La morale est indispensable. Et aucun n’aurait marché même si les hommes et les femmes réunis à Davos avait vraiment été les meilleurs et les plus brillants de tous. Car aucun groupe n’est assez bon, assez intelligent ni assez prophétique pour gérer de façon décentralisée les milliards de possibilités et de choix qui composent le marché.
Les marchés ne sont pas sans âme
On a tendance à se représenter un marché comme une force inanimée, et l’économie comme une sorte d’alchimie, où seuls quelques brillants initiés sauraient ce qui se passe. Mais les marchés ne sont pas sans âme : ils représentent des relations concrètes entre des personnes, et les constructions technocratiques de Greenspan, Paulson, Geithner, Bernanke et les tentatives des gouvernements Clinton-Bush-Obama pour « gérer » l’économie ont bien montré que les « gestionnaires » n’en savent guère plus que nous. Nous avons essayé la troisième voie, celle de cette illusion -- qui s’appelle Davos — et c’est un échec. Il y avait un autre choix possible, mais on ne l’a pas essayé. Si on avait laissé les marchés opérer librement, ils auraient réagi à la réalité et l’auraient traduite telle qu’elle est ; mais au lieu de cela, la politique des états a protégé les entreprises et les individus contre les conséquences de leurs choix et, ce faisant, a entretenu une société d’adolescents, du moi d’abord.
Le but de la liberté économique n’est pas de créer une société de producteurs et de consommateurs qui serait en équilibre. Si la liberté économique est importante, c’est parce qu’elle crée un espace pour que les gens y vivent leur liberté, prennent soin de leurs familles et assument leurs responsabilités. Si la liberté économique est nécessaire, c’est parce qu’elle permet aux gens de prendre des risques et de créer de la prospérité pour une vie prospère. Si on a besoin de liberté économique, c’est parce que, sans elle il ne peut y avoir de liberté politique. L’une et l’autre nécessitent, pour se maintenir, que les individus soient vertueux et que la culture soit morale. Ni une culture d’adolescent qui s’abandonne à ses caprices, ni une culture sans âme coupée de ses racines historiques, des sacrifices et des combats de nos ancêtres, dont l’esprit et le dévouement à la liberté ont rendu celle-ci possible, ne seraient suffisantes.
Lord Action a écrit : « La liberté est le fruit fragile d’une civilisation arrivée à maturité ». Il nous faut recommencer le travail de reconstruction de la culture morale – une culture qui soit vouée à la vérité, à la responsabilité et à une profondeur spirituelle que l’homme de Davos ne peut apporter. C’est notre liberté qui en dépend.
Michael Miller est directeur des programmes à l’Institut Acton et chapeaute également les activités internationales de cet Institut. Avant de rejoindre l’Acton Institute, il a passé trois ans à l’Ave Maria College of the Americas au Nicaragua, où il enseignait la philosophie et les sciences politiques et présidait la faculté de philosophie et de théologie. Le centre d’intérêt de ses recherches porte sur l’économie politique, la philosophie morale, le développement économique et la théorie politique.
samedi 10 octobre 2009
la grippe et l'état : copié collé... à propager!!!
La grippe et l'état
médecin, secrétaire général du cercle Frédéric Bastiat
Alors que l'épidémie de Grippe tant attendue semble disparaitre du radar des médias, le Docteur de Casanove réagit à l'intrusion de l'état dans ce qui aurait du rester un problème de santé géré par les professionnels de santé. Pourquoi l'état a-t-il voulu se mêler du traitement de cette grippe somme toute ordinaire ?
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La grippe saisonnière sévit chaque année en France. Elle infecte plusieurs millions de personnes et en tue des milliers. L’Etat ne s’en est jamais ému. Les personnels de santé ont, depuis des décennies, l’habitude de prendre en charge la grippe saisonnière. Ils n’ont pas démérité. Il est logique d’en déduire que les professionnels étaient à même de faire face à la situation crée par la grippe A H1N1. Les soins auraient été prodigués, les mesures de prévention mises en place et expliquées, le vaccin mis au point dans le calme, cela sans difficulté ni intervention de l’Etat. Il en est ainsi chaque année pour la grippe saisonnière, il n’y a pas de raison qu’il en soit différemment avec cette grippe dont la virulence n'a rien d'exceptionnel. La confiance face à la maladie aurait perduré. Ce ne sera pas le cas à cause de l’intervention de l’Etat.
L'état médecin: Knock ou Diafoirus ?
En effet, aujourd’hui l’Etat prend en charge directement une campagne dans tous les domaines, contre la grippe A H1N1. De son propre chef il devient le grand patron face à cette épidémie. L’Etat dit aux professionnels ce qu’ils doivent faire. L’Etat s'estime donc plus compétent que les professionnels concernés. Heureusement ces derniers ne l’ont pas attendu pour faire leur métier.
Il n’est pas question, bien évidemment, de dire que cette épidémie ne doit pas être prise en charge. La réflexion porte sur l’attitude de l’Etat . A propos d’une épidémie de grippe moins meurtrière que la saisonnière, nos gouvernants sèment la panique. Tout en reconnaissant la bénignité de la maladie, ils affolent les gens. Pourquoi ?
Pourquoi une telle intrusion de l'état ?
Le précédent de la grippe aviaire incite à la perplexité.
Il y a les explications officielles : la protection des populations, le sacro saint principe de précaution, l’inévitable intérêt général.
Les français dans leur majorité ne sont pas dupes. Mais, contrairement à ce que croit le commun des mortels, ce ne sont pas seulement les "grands laboratoires pharmaceutiques", éternels méchants de la fable, ni les "industriels capitalistes" qui en profitent.
Les raisons de cet emballement de l’état sont à chercher ailleurs : Il ne doit y avoir aucune limite à l’intervention des hommes de l’Etat !
L’Etat, qui se dit "providence", a une propension naturelle et un intérêt bien compris à se mêler de tout et à s’étendre sans fin. Cette volonté d’extension tentaculaire trouve ici un prétexte humanitaire et de santé pour franchir un nouveau pas. L’Etat est hégémonique par essence, quand il ne tend pas à devenir tout simplement totalitaire. Il est centralisateur, il ne saurait souffrir que "la base" des gens, la société civile, fasse mieux que lui. Cela tendrait à démontrer son inutilité dans biens d’autres domaines où il intervient de façon tout aussi mal-à-propos. Il doit donc s’imposer et toutes les initiatives doivent venir du sommet. Tout ce qui est grand et planifié est beau, juste, efficace et doit seul exister partout. Dans son idéal, rien ne peut, ni ne doit, lui échapper.
On pourrait dire que, l'Etat étant ce qu'il est, faire un peu de prévention n'est pas ce qu'il fait de pire. Cet argument pourrait être utilisé dans tous les domaines. C’est un piège. Ce n’est pas à lui de le faire. Il faut savoir l’arrêter car seul il ne s’arrêtera jamais. Il commence avec une intervention simple, minime et consensuelle. C’est indolore, c’est "la main douce". Personne ne s’y oppose, n’y fait attention, beaucoup approuvent. Une fois la brèche faite, il s’y engouffre et s’étend sans limite. Il manœuvre toujours ainsi dans tous les domaines : libertés individuelles, droit de propriété, prélèvements fiscaux etc. Quand arrive la "main dure", il est trop tard !
Les hommes de l’Etat aiment le pouvoir, qu’ils rêvent absolu :
"Le préteur ne s’occupe pas des petites affaires", disaient les Romains. Cela n’intéresse pas nos puissants. Au contraire, ils jouissent du pouvoir qu’ils ont sur la vie des hommes. Les hommes de l'Etat mesurent leur pouvoir à leur capacité à intervenir dans des domaines de plus en plus intimes de la vie des gens. La santé fait partie de ces domaines là.
Est-ce bien le rôle de l’Etat de donner des consignes aussi précises que la manière dont il faut se laver les mains, éternuer, se comporter en collectivité ? Si elles sont utiles, les professionnels de santé les donneront spontanément. Elles seront personnalisées et ne tomberont pas dans l’excès. Ce n’est pas le cas des consignes étatiques : elles sont collectives, indifférenciées, globales, par là-même excessives.
Si l’Etat est obéi, il se rend indispensable. Il devient le référent naturel vers lequel se tournent les gens, le "privé" ayant été disqualifié. Il crée une habitude. Ce faisant il s’assure une emprise sur les populations. Il commence à distiller ses consignes pour des choses petites, banales, simples, peu contestables. Peu à peu les esprits sont dominés, formatés et prêts pour autre chose. Il n’y a et il n’y aura plus de résistance. Les habitants sont conditionnés, la prochaine fois ils obéiront sans discuter à d’autres consignes, peut être plus délétères.
L’Etat a besoin d’un ennemi extérieur :
En cas de difficulté intérieure, rien ne vaut un "bon ennemi" extérieur. Sur le front intérieur l’Etat a mis la France en faillite. La dette est écrasante, le déficit abyssal. La Sécu et les retraites n’en finissent pas de s’écrouler. Les prélèvements obligatoires croissent sans cesse, au point de devenir confiscatoires. Le chômage s’envole, l’emploi des jeunes s’effondre, le pouvoir d’achat fond. Ses initiatives tournent au cafouillage, à la débâcle.
Mais voici qu’à l’horizon mexicain apparaît la grippe, d’abord dite porcine puis A H1N1. Enfin un bon ennemi, bien identifié. On va voir ce qu’on va voir, ça va chauffer ! L’Etat va pouvoir faire étalage de tout son talent. La patrie est en danger, il appelle le ban et l’arrière ban de ses affidés et alliés. En plus la cause est noble et généreuse : sauver les Français du méchant virus H1N1 ! Heureusement que l’Etat est là. Comme disent nos patients, "quand on parle de la grippe on ne parle pas d’autre chose".
L’Etat vit de la peur :
Parce que la peur est un moyen de gouvernement. L’Etat crée, instille, favorise et joue avec la peur. Les populations effrayées se resserrent autour de l’Etat protecteur. Les résistances et préventions s’effondrent devant la peur. La peur permet tous les débordements, autorise toutes les lâchetés. Les gens oublient les difficultés que l’Etat a créées : sang contaminé, déficit, dette, crise, chômage, affaires troubles, appauvrissement. Ils ne se posent plus la question de savoir comment l’Etat qui flétrit puis détruit tout ce qu’il touche, et dont les politiques se soldent par d’innombrables échecs, serait tout à coup capable de faire des miracles.
Quand l’Etat se mêle d’un sujet, la catastrophe n'est jamais loin. Comment donc cet Etat pourrait il être performant dans la lutte contre la grippe ? Par la peur, l’Etat fait oublier ses échecs. Pour, dit il, les protéger du danger, il entre un peu plus dans la vie des gens. C’est pour lui un alibi à une intrusion encore plus grande dans le domaine privé. Les gens qui n’ont pas peur sont libres, ceux qui vivent dans la peur sont soumis.
L’Etat doit prouver son utilité :
Pour prouver son utilité, alors qu’il se sait si médiocre, il doit éliminer ses concurrents. L’Etat doit "agir" et "s’imposer", parce que si par malheur pour lui, les gens réalisaient qu’ils peuvent fonctionner fort bien, et même mieux, sans lui, son inutilité deviendrait flagrante. Alors les yeux s’ouvriraient ! Il va donc chercher à marginaliser les professionnels de santé dans ce dossier, tout en leur faisant croire le contraire. Les professionnels de santé sont pourtant les mieux à même d’assurer et mettre en place spontanément les mesures nécessaires. C’est leur métier. Ils en ont l’habitude. Ils font cela depuis longtemps.
En quoi un fonctionnaire, un ministre serait il plus performant qu'un professionnel aguerri ? Bien sûr il y a des "experts" qui "conseillent" les politiques. Mais la fonction de ces experts, et leur avenir, sont tributaires de la satisfaction de leur patron. Leur rôle même n’existe que parce qu’il y a un problème. Aucun ne peut se permettre de dire qu’il n’y en a pas. S’il n’y en a pas il n’y a pas d’expert. Tous ceux qui profitent de la situation sont dans le même cas. A bon entendeur salut.
L’Etat providence veut montrer aux citoyens qu’ils peuvent croire en lui. Il est aux commandes et va les sauver. Il prouve qu’il existe et qu'il est utile. Il avait bien besoin de la grippe H1N1 poue redorer son blason ! Après avoir arrêté le nuage de Tchernobyl sur la frontière, sauvé la planète du réchauffement climatique, sauvé le monde de la crise financière, éclairé le G20 de ses lumières, et donné aux français cette Sécu au merveilleux rapport qualité prix, il vainc le H1N1. Mesdames, messieurs, applaudissez !
L’Etat ne peut se prétendre utile que s’il fait table rase de ce qui existait avant lui, en l’occurrence la prise en charge directe, normale, des épidémies saisonnières de grippe par les personnels de santé. L’Etat ne se bâtit que sur la ruine de la société civile: l'état est destructeur.
L’Etat se sert de la grippe comme il se sert du prétendu « réchauffement climatique », de la crise, du chômage, de la dette, du déficit, du transport routier, des cigarettes, des chiens mordants, de la publicité à la télévision, des jeunes dans les cages d’escalier, des photos retouchées, etc. pour intervenir de plus en plus dans la vie privée des gens, porter atteinte à leur liberté, encadrer leur existence selon ses normes, ses préjugés...
Les Hommes de l’Etat en tirent profit. Pas les français.
Paraphrasant Turgot, ils pourraient crier "laissez nous faire !" Par leurs actions libres et la multitude des interactions ainsi créées, "les gens", "la base","les individus" résoudront les difficultés qui se présentent à eux. Ils créeront croissance, "harmonies économiques" et harmonies sociales, comme l’a dit Frédéric Bastiat.
L’Etat est le fossoyeur de ces harmonies.
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© 2009 - Dr. Patrick de Casanove
Ps. Voir également l'analyse du docteur R. Cantor sur le site de l'Institut Hayek.
Avertissement : Naturellement, il convient à chacun de se faire une idée auprès de sources multiples, et le présent article ne saurait en aucun cas être considéré comme un conseil d'objectif liberté, dont l'auteur n'est pas médecin, quant à la ligne de conduite que chacun peut choisir d'adopter face au risque de contracter la maladie.
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Rédigé par Vincent Benard dans etat, guest posts, santé | Lien permanent
la grippe et l'état : commentaires
Il s'agit effectivement, comme dans le cas du réchauffement climatique, d'appliquer la stratégie de la peur, si bien définie dans l'ouvrage du Club de Rome "La Première Révolution Globale" de 1993. Cette stratégie est utilisée aux fins de manipulation, pour contourner les règles démocratiques.
Dans cette affaire, je ne peux que constater les énormes fonds publics utilisés à constituer des stocks inutilement élevés de vaccins, avec des marché opaques, passés notamment avec deux entreprises pharmaceutiques dont les chairmen font partie des réseaux dominants où politiciens de haut vol et multimilliardaires s'entendent et montent leurs combines: Daniel Vasella, chaiman de Novartis, et Sir Christopher Gent recruté en 2008 à la tête de GlaxoSmithKline, deux vieux habitués du club de Bilderberg.
Inutile d'insister sur les manquements aux règles d'autorisation de mise sur le marché de ces vaccins développés, produits à la hâte et mis en circulation en masses considérables. C'est le principe de précaution à l'envers: on prend des risques énormes d'administration de vaccins mal évalués pour parer à une épidémie qu'on sait bégnine.
Rédigé par: michel | vendredi 09 octobre 2009 à 05h02
Même si relativement au résultat je suis d'accord, il est quand même facile de taper sur l'état après coup.
Au début de l'apparition de la grippe on n'était pas encore sur de la façon dont cette grippe allait se répandre et comment elle tuerait.
On aurait surement du laisser la recherche se faire, vite et bien dans le cas de la médecine, et agir après si les médecins annonçait une pandémie sérieuse.
Et clairement on a claqué des milliards dans des vaccins qui, aujourd'hui, ne servent pas à grand chose et qui font peur (adjuvant) plus qu'autre chose.
Rédigé par: DevLib | vendredi 09 octobre 2009 à 07h28
Sur le sujet de la pandémie, un blog vraiment intéressant à suivre car écrit à quatre main par un journaliste médecin et un ponte de l'épidémiologie, qui n'hésitent pas à comparer leurs points de vue parfois très différents sur la question, mais toujours argumentés :
Beaucoup d'information intéressante, et de débats de qualité.
Ainsi le débat sur le rôle des experts dans le conseil plus ou moins avisé des politiques :
http://blog.slate.fr/h1n1/2009/10/09/ah1n1-haro-sur-les-%C2%AB-experts-%C2%BB/
et en réponse
Rédigé par: ST | vendredi 09 octobre 2009 à 15h21
@ devlib
Il y a eu l'hiver dernier une épidémie de pneumopathies sévères, qui s'est traduite par une mortalité de 6000 unités supplémentaires dans le seule France, et pour le seul mois de janvier, et ni l'Etat, ni personne ne s'en sont préoccupés.Cette affaire de grippe A est bien une manipulation des gouvernements, entretenue par les grands médias, et la récurrence de ce type de comportement me révolte.
Rédigé par: michel | vendredi 09 octobre 2009 à 15h22
Excellent article, qui évite l'écueil qu'aurait constitué l'entrée dans le débat "grippette", "pas grippette", pour se concentrer sur le fond du problème politique, à savoir jusqu'où la santé doit rester un problème de choix individuel, et non de choix politique et étatique.
Le vrais problème posé ici est celui de la planification centralisé. Chacun fait comme s'il était évident que la Santé soit du ressort et de la responsabilité des Etats, quand cela devrait rester du ressort des choix des individus éclairés par leurs médecins, dans le cadre de la relation patient/médecin. Voilà au contraire le déroulé actuel des événements :
1 - Le gouvernement français commande ferme 94 millions de doses de vaccins (plus apparemment une commande complémentaire de 30 millions pour 2010). Soit de quoi couvrir un peu moins de 75% de la population (avec une double dose), 100% de la population en comptant la commande complémentaire.
source : http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/article.php3?id_article=670
2 - 65% des Français déclarent ne pas avoir l'intention de se faire vacciner, seuls 30% souhaitent au contraire recevoir le vaccin.
On peut les comprendre quand on sait que les premiers a douter sont ... les médecins :
http://www.slate.fr/story/10357/les-vaccins-arrivent-les-medecins-sinterrogent
Moralité, un vaccin sur deux jeté à la poubelle ? Qui va payer quand on sait que ...
3 - la sécu a demandé a sa banque un découvert de ... 60 milliards d'euros, le temps de décider des modalités de financement du trou béant de la sécurité
4 - ah, ca y est : trouvé :
Une taxe exceptionnelle. Bien vu.
Si c'est pas de la planification rondement menée, je ne m'y connais pas.
Rédigé par: ST | vendredi 09 octobre 2009 à 15h41
Merci...Article excellent, celui qu'on attendait depuis longtemps...Je fais circuler, ou devrais-je dire...je vais propager...
Rédigé par: toda | samedi 10 octobre 2009 à 09h56
Commentaires
Merci pour cet article lucide et parfaitement argumenté.
Le "capitalisme Davos", n'est plus un capitalisme, et tourne résolument le dos au libéralisme. En fait, il s'agit d'une résurgence moderne de la féodalité : des multi-milliardaires, des patrons de conglomérats industriels internationaux et apatrides sont de connivence avec des politiciens de haut vol pour abolir la concurrence, mettre le délit d'initié au rang de principe de management, et se bâtir des fiefs d'où ils dominent le paysage géopolitique. Une nouvelle noblesse se crée, domine l'économie, au détriment des myriades d'entreprises petites, moyennes ou grandes qui, elles, jouent le jeu du libéralisme, comptent avant tout sur leur travail, leur savoir faire, leur marketing, etc.
Bien entendu, le jeu est inégal, et la nouvelle noblesse se taille la part du lion. Ce système là, nous devons le dénoncer et le combattre, car la rapacité de ses tenants nous mène à la ruine économique et à la perte de nos libertés les plus fondamentales.
C'est d'une importance triviale, mais je pense que vous vouliez ecrire "Lord Acton" plutot que "Lord Action" :)
Excellent article !
Le libéralisme a effectivement deux forces à combattre.
Ses adversaires, les étatistes.
Ses faux amis, les "industrialistes" (il faudrait sans doute trouver un autre terme.)
Ces faux amis font un tort considérable aux idées libérales et nous privent de soutiens nombreux.
(On pourrait rajouter dans les faux amis, les grandes banques, grandes profiteuses de la politique monétaire étatique tout en étant assimilées à tort comme des purs produits du libéralisme)
J'avais publié il y a quelques mois une plaidoirie pour un nouveau discours libéral :
http://danieltourre.hautetfort.com/...
Excellent article. Je me permets de renvoyer à un article en français aux idées proches: "Le terme de capitalisme ayant acquis des significations variables, allant jusqu'à désigner un système qui soit à l'opposé du libéralisme, il est préférable de parler de capitalisme libéral pour désigner le système économique qui découle des idées libérales. "
http://www.wikiberal.org/wiki/Capit...
Merci
Voilà un article excellent, que j'ai publié ce matin sur frendfeed, twitter et facebook: quelques commentaires, je vais en faire un "copié collé "sur mon blog...