jeudi 9 décembre 2010

Copié-collé: Aurélien Véron...Chèques éducation

L’étude PISA a baissé une fois de plus la note du système éducatif français. L’augmentation du nombre d’élèves en difficulté confirme son inefficacité. Malgré un budget par élève parmi les plus importants d’Europe, l’Education Nationale n’est capable ni de tirer avantage de la qualité d’enseignants qui se sentent abandonnés, ni de répondre aux attentes des familles. Derrière l’empilement incohérent de réformes techniques au fil des gouvernements de droite comme de gauche, l’école française ne fonctionne plus. Seule une petite élite, coachée par des parents avertis, parvient à sortir la tête de l’eau.


Pour mettre fin à cette trahison envers les nouvelles générations, abandonnons les réformettes techniques décidées le plus souvent sans vision d’ensemble : elles déstabilisent régulièrement l’ensemble des enseignants et des élèves. Le Parti Libéral Démocrate propose un changement de structure en deux étapes : autonomie totale accordée à chaque établissement scolaire et introduction du chèque éducation.


Nous voulons que l’école soit enfin au service des enfants, non l’inverse. Ce sera impensable tant que l’Education Nationale restera cette gigantesque bureaucratie administrant de manière centralisée ses 1,2 million de fonctionnaires (la première administration au monde après l’armée rouge chinoise). L’échec de ce modèle planiste, désormais indéniable, doit forcer un changement radical d’approche de la part de nos parlementaires et ministres (qui placent quasi-systématiquement leurs propres enfants dans le privé). Nous préconisons que chaque directeur d’établissement soit autonome dans la constitution, le management et la rémunération individualisée de son équipe pédagogique.

En parallèle, l’introduction du « chèque éducation » permettra de financer de manière égale l’éducation de chaque enfant : l’État confie un budget aux parents, qui peuvent le dépenser dans l’école de leur choix. L’institut Montaigne a montré qu’il existe aujourd’hui des fortes disparités dans l’école publique concernant le budget accordé par élève, parfois jusqu’à 30 % entre établissements (en défaveur des quartiers difficiles). Notre réforme mettrait mécaniquement fin à cette iniquité. Nous mettrions également fin au scandaleux quota actuel de places autorisées pour l’enseignement privé sous contrat, alors que la demande est énorme. La création de nouveaux établissements serait libérée. L’émulation entre établissements nous parait nécessaire, dans l’intérêt des élèves, pour inciter les établissements peu performants à se remettre réellement en question.


En Nouvelle-Zélande, le chèque éducation a introduit en 1985 une saine concurrence entre établissements publics et privés. La part des établissements publics a commencé par diminuer, poussant ces établissements à se réformer de manière autonome (les frais administratifs représentaient 70% du budget des écoles ; aujourd’hui, seulement un tiers). La part de ces établissements publics a ensuite ré-augmentée : preuve qu’il est possible de faire beaucoup mieux l’éducation de nos enfants.

lundi 6 décembre 2010

Pétition aux deux Chambres, célèbre pamphlet de Paul-Louis Courier

Pétition aux deux Chambres

Messieurs,
Je suis Tourangeau ; j'habite Luynes, sur la rive droite de la Loire, lieu autrefois considérable que la révocation de l'édit de Nantes a réduit a mille habitants, et que l'on va réduire à rien par de nouvelles persécutions, si votre prudence n'y met ordre.

J'imagine bien que la plupart d'entre vous, messieurs, ne savent guère ce qui s'est passé à Luynes depuis quelques mois. Les nouvelles de ce pays font peu de bruit en France, et à Paris surtout. Ainsi je dois, pour la clarté du récit que j'ai à faire, prendre les choses d'un peu haut.

Il y a eu un an environ à la Saint-Martin qu'on commença chez nous à parler de bons sujets et de mauvais sujets. Ce qu'on entendait par là, je ne le sais pas bien ; et, si je le savais, peut-être ne le dirais-je pas, de peur de me brouiller avec trop de gens. En ce temps, François Fouquet, allant au grand moulin, rencontra le curé qui conduisait un mort au cimetière de Luynes. Le passage était étroit ; le curé, voyant venir Fouquet sur son cheval, lui crie de s'arrêter ; il ne s'arrête point ; d'ôter son chapeau, il le garde ; il passe ; il trotte ; il éclabousse le curé en surplis. Ce ne fut pas tout ; aucuns disent, et je n'ai pas peine à le croire, qu'en passant il jura, et dit qu'il se moquait (vous m'entendez assez) du curé et de son mort. Voilà le fait, messieurs ; je n'y ajoute ni n'en ôte ; je ne prends point, Dieu m'en garde ! le parti de Fouquet, ni ne cherche à diminuer ses torts. Il fit mal ; je le blâme, et le blâmai dès lors. Or écoutez ce qui en advint.


Trois jours après, quatre gendarmes entrent chez Fouquet, le saisissent, l'emmènent aux prisons de Langeais, lié, garrotté, pieds nus, les menottes aux mains, et pour surcroît d'ignominie, entre deux voleurs de grand chemin. Tous trois on les jeta dans le même cachot. Fouquet y fut deux mois ; pendant ce temps sa famille n'eut, pour subsister, d'autre ressource que la compassion des bonnes gens qui, dans notre pays, heureusement ne sont pas rares. Il y a chez nous plus de charité que de dévotion. Fouquet donc étant en prison, ses enfants ne moururent pas de faim ; en cela il fut plus heureux que d'autres.

On arrêta vers le même temps, et pour une cause aussi grave, Georges Mauclair, qui fut détenu cinq à six semaines. Celui-là avait mal parlé, disait-on, du gouvernement. Dans le fait, la chose est possible ; peu de gens chez nous savent ce que c'est que le gouvernement ; nos connaissances sur ce point sont assez bornées ; ce n'est pas le sujet ordinaire de nos méditations ; et si Georges Mauclair en a voulu parler, je ne m'étonne pas qu'il en ait mal parlé ; mais je m'étonne qu'on l'ait mis en prison pour cela. C'est être un peu sévère, ce me semble. J'approuve bien plus l'indulgence qu'on a eue pour un autre, connu de tout le monde à Luynes, qui dit en plein marché, au sortir de la messe, hautement, publiquement, qu'il gardait son vin pour le vendre au retour de Bonaparte, ajoutant qu'il n'attendrait guère, et d'autres sottises pareilles. Vous jugerez là-dessus, messieurs, qu'il ne vendait ni ne gardait son vin, mais qu'il le buvait. Ce fut mon opinion dans le temps. On ne pouvait plus mal parler. Mauclair n'en avait pas tant dit pour être emprisonné ; celui-là cependant, on l'a laissé en repos ; pourquoi ? c'est qu'il est bon sujet : et l'autre ? il est mauvais sujet ; il a déplu à ceux qui font marcher les gendarmes : voilà le point, messieurs. Chateaubriand a dit dans le livre défendu, que tout le monde lit : Vous avez deux poids et deux mesures ; pour le même fait, l'un est condamné, l'autre absous. Il entendait parler, je crois, de ce qui se passe à Paris ; mais à Luynes, messieurs, c'est toute la même chose. Êtes-vous bien avec tels ou tels ? bon sujet, on vous laisse vivre. Avez-vous soutenu quelque procès contre un tel, manqué à le saluer, querellé sa servante, ou jeté une pierre à son chien ? vous êtes mauvais sujet, partant séditieux ; on vous applique la loi, et quelquefois on vous l'applique un peu rudement, comme on fit dernièrement à dix de nos plus paisibles habitants, gens craignant Dieu et monsieur le maire, pères de famille la plupart, vignerons, laboureurs, artisans, de qui nul n'avait à se plaindre, bons voisins, amis officieux, serviables à tous, sans reproche dans leur état, dans leurs moeurs, leur conduite ; mais mauvais sujets. C'est une histoire singulière, qui à fait et fera longtemps grand bruit au pays ; car nous autres, gens de village, nous ne sommes pas accoutumés à ces coups d'État. L'affaire de Mauclair, et de l'autre mis en prison pour n'avoir pas ôté son chapeau, en passant, au curé, au mort, n'importe ; tout cela est rien au prix.

Ce fut le jour de la mi-carème, le 25 mars, à une heure du matin ; tout dormait ; quarante gendarmes entrent dans la ville ; là, de l'auberge où ils étaient descendus d'abord, ayant fait leurs dispositions, pris toutes leurs mesures et les indications dont ils avaient besoin, dès la première aube du jour, ils se répandent dans les maisons. Luynes, messieurs, est, en grandeur, la moitie du Palais-Royal. L'épouvante fut bientôt partout. Chacun fuit ou se cache ; quelques-uns surpris au lit, sont arrachés des bras de leurs femmes ou de leurs enfants ; mais la plupart, nus, dans les rues, ou fuyant dans la campagne, tombent aux mains de ceux qui les attendaient dehors. Après une longue scène de tumulte et de cris, dix personnes demeurent arrêtées : c'était tout ce qu'on avait pu prendre. On les emmène ; leurs parents, leurs enfants les auraient suivis, si l'autorité l'eut permis.

L'autorité, messieurs, voilà le grand mot en France. Ailleurs on dit la loi, ici l'autorité. Oh ! que le père Canaye serait content de nous, s'il pouvait revivre un moment ! il trouverait partout écrit : Point de raison ; l'autorité. Il est vrai que cette autorité n'est pas celle des Conciles, ni des Pères de l'Église, moins encore des jurisconsultes ; mais c'est celle des gendarmes, qui en vaut bien une autre.

On enleva donc ces malheureux sans leur dire de quoi ils étaient accusés, ni le sort qui les attendait, et on défendit à leurs proches de les conduire, de les soutenir jusqu'aux portes des prisons. On repoussa des enfants qui demandaient encore un regard de leur père, et voulaient savoir en quel lieu il allait être enseveli. Des dix arrêtés cette fois, il n'y en avait point qui ne laissât une famille à l'abandon. Brulon et sa femme, tous deux dans les cachots six mois entiers ; leurs enfants, autant de temps, sont demeurés orphelins. Pierre Aubert, veuf, avait un garçon et une fille ; celle-ci de onze ans, l'autre plus jeune encore, mais dont, à cet âge, la douceur et l'intelligence intéressaient déjà tout le monde. A cela se joignait alors la pitié qu'inspirait leur malheur, chacun de son mieux les secourut. Rien ne leur eut manqué, si les soins paternels se pouvaient remplacer ; mais la petite bientôt tomba dans une mélancolie dont on ne la put distraire. Cette nuit, ces gendarmes, et son père enchaîné, ne s'effaçaient point de sa mémoire. L'impression de terreur qu'elle avait conservée d'un si affreux réveil ne lui laissa jamais reprendre la gaieté ni les jeux de son âge ; elle n'a fait que languir depuis, et se consumer peu à peu. Refusant toute nourriture, sans cesse elle appelait son père. On crut, en le lui faisant voir, adoucir son chagrin, et peut-être la rappeler à la vie ; elle obtint, mais trop tard, l'entrée de la prison. Il l'a vue, il l'a embrassée, il se flatte de l'embrasser encore ; il ne sait pas tout son malheur, que frémissent de lui apprendre les gardiens mêmes de ces lieux. Au fond de ces horribles demeures, il vit de l'espérance d'être enfin quelque jour rendu à la lumière et de retrouver sa fille ; depuis quinze jours elle est morte.

Justice, équité, providence ! vains mots dont on nous abuse ! Quelque part que je tourne les yeux, je ne vois que le crime triomphant, et l'innocence opprimée. Je sais tel qui, à force de trahisons, de parjures et de sottises tout ensemble, n'a pu consommer sa ruine ; une famille qui laboure le champ de ses pères est plongée dans les cachots et disparaît pour toujours. Détournons nos regards de ces tristes exemples, qui feraient renoncer au bien et douter même de la vertu.

Tous ces pauvres gens, arrêtés comme je viens de vous raconter, furent conduits a Tours, et, là, mis en prison. Au bout de quelques jours, on leur apprit qu'ils étaient bonapartistes ; mais on ne voulut pas les condamner sur cela, ni même leur faire leur procès. On les renvoya ailleurs, avec grande raison ; car il est bon de vous dire, messieurs, qu'entre ceux qui les accusaient et ceux qui devaient les juger comme bonapartistes, ils se trouvaient les seuls peut-être qui n'eussent point juré fidélité à Bonaparte, point recherché sa faveur, ni protesté de leur dévouement à sa personne sacrée. Le magistrat, qui les poursuit avec tant de rigueur aujourd'hui, sous prétexte de bonapartisme, traitait de même leurs enfants il y a peu d'années, mais pour un tout autre motif, pour avoir refusé de servir Bonaparte. Il faisait, par les mêmes suppôts, saisir le conscrit réfractaire, ou conduire aux galères l'enfant qui préférait son père à Bonaparte. Que dis-je ! au défaut de l'enfant, il saisissait le père même, faisait vendre le champ, les boeufs et la charrue du malheureux dont le fils avait manqué deux fois à l'appel de Bonaparte. Voilà les gens qui nous accusent de bonapartisme. Pour moi, je n'accuse ni ne dénonce, car je ne veux nul emploi, et n'ai de haine pour qui que ce soit ; mais je soutiens qu'en aucun cas on ne peut avoir de raison d'arrêter à Luynes dix personnes, ou à Paris cent mille ; car c'est la même chose. Il n'y saurait avoir à Luynes dix voleurs reconnus parmi les habitants, dix assassins domiciliés ; cela est si clair, qu'il me semble aussitôt prouvé que dit. Ce sont donc dix ennemis du roi qu'on prive de leur liberté, dix hommes dangereux à l'État. Oui, messieurs, à cent lieues de Paris, dans un bourg écarté, ignoré, qui n'est pas même lieu de passage, ou l'on n'arrive que par des chemins impratiquables, il y a là dix conspirateurs, dix ennemis de l'État et du roi, dix hommes dont il faut s'assurer, avec précaution toutefois. Le secret est l'âme de toute opération militaire. A minuit on monte à cheval ; on part ; on arrive sans bruit aux portes de Luynes ; point de sentinelles à égorger, point de postes à surprendre ; on entre, et, au moyen de mesures si bien prises, on parvient à saisir une femme, un barbier, un sabotier, quatre ou cinq laboureurs ou vignerons, et la monarchie est sauvée.

Le dirai-je ? Les vrais séditieux sont ceux qui en trouvent partout ; ceux qui, armés du pouvoir voient toujours dans leurs ennemis les ennemis du roi, et tâchent de les rendre tels à force de vexations ; ceux enfin qui trouvent dans Luynes dix hommes à arrêter, dix familles à désoler, à ruiner de par le roi ; voilà les ennemis du roi. Les faits parlent, messieurs. Les auteurs de ces violences ont assurément des motifs autres que l'intérêt public. Je n'entre point dans cet examen ; j'ai voulu seulement vous faire connaître nos maux, et par vous, s'il se peut, en obtenir la fin. Mais je ne vous ai pas encore tout dit, messieurs.

Nos dix détenus, soupçonnés d'avoir mal parlé, le tribunal de Tours déclarant qu'il n'était pas juge des paroles, furent transférés à Orléans. Pendant qu'on les traînait de prison en prison, d'autres scènes se passaient a Luynes. Une nuit, on met le feu à la maison du maire. Il s'en fallut peu que cette famille, respectable à beaucoup d'égards, ne périt dans les flammes. Toutefois les secours arrivèrent à temps. Là-dessus gendarmes de marcher : on arrête, on emmène, on emprisonne tous ceux qui pouvaient paraître coupables. La justice cette fois semblait du coté du maire ; il soupçonnait tout le monde, peut-être avec raison. Je ne vous fatiguerai point, messieurs, des détails de ce procès que je ne connais pas bien, et qui dure encore. J'ajouterai seulement que, des dix premiers arrêtés, on en condamna deux à la déportation (car il ne fallait pas que l'autorité eût tort) ; deux sont en prison ; six, renvoyés sans jugement, revinrent au pays, ruinés pour la plupart, infirmes, hors d'état de reprendre leurs travaux. Ceux-là, il est permis de croire qu'ils n'avaient pas même mal parlé. Dieu veuille qu'ils ne trouvent jamais l'occasion d'agir !

Mais vous allez croire Luynes un repaire de brigands, de malfaiteurs incorrigibles, un foyer de révolte, de complots contre l'État. Il vous semblera que ce bourg, bloqué en pleine paix, surpris par les gendarmes à la faveur de la nuit, dont on emmène dix prisonniers, et ou de pareilles expéditions se renouvellent souvent, ne saurait être peuplé que d'une engeance ennemie de toute société. Pour en pouvoir juger, messieurs, il vous faut remarquer d'abord que la Touraine est, de toutes les provinces du royaume, non-seulement la plus paisible, mais la seule peut-être paisible depuis vingt cinq ans. En effet, ou trouverez-vous, je ne dis pas en France, mais dans l'Europe entière, un coin de terre habitée, où il n'y ait eu, durant cette période, ni guerre, ni proscriptions, ni troubles d'aucune espèce ? C'est ce qu'on peut dire de la Touraine qui, exempte à la fois des discordes civiles et des invasions étrangères, sembla réservée par le ciel pour être, dans ces temps d'orage, l'unique asile de la paix. Nous avons connu par ouï-dire les désastres de Lyon, les horreurs de la Vendée, et les hécatombes humaines du grand-prêtre de la raison, et les massacres calculés de ce génie qui inventa la grande guerre et la haute police ; mais alors, de tant de fléaux, nous ne ressentions que le bruit, calmes au milieu des tourmentes, comme ces oasis entourées des sables mouvants du désert.

Que si vous remontez à des temps plus anciens, après les funestes revers de Poitiers et d'Azincourt, quand le royaume était en proie aux armées ennemies, la Touraine, intacte, vierge, préservée de toute violence, fut le refuge de nos rois.

Ces troubles, qui, s'étendant partout comme un incendie, couvrirent la France de ruines, durant la prison du roi Jean, s'arrêtèrent aux campagnes qu'arrosent le Cher et la Loire. Car tel est l'avantage de notre position ; éloignés des frontières et de la capitale, nous sentons les derniers les mouvements populaires et les secousses de la guerre. Jamais les femmes de Tours n'ont vu la fumée d'un camp.

Or, dans cette province, de tout temps si heureuse, si pacifique, si calme, il n'y a point de canton plus paisible que Luynes. La, on ne sait ce que c'est que vols, meurtres, violences ; et les plus anciens de ce pays, ou l'on vit longtemps, n'y avaient vu ni prévôts ni archers, avant ceux qui vinrent, l'an passé, pour apprendre à vivre à Fouquet. Là, on ignore jusqu'aux noms de factions et de partis ; on cultive ses champs ; on ne se mêle d'autre chose. Les haines qu'a semées partout la révolution n'ont point germé chez nous, ou la révolution n'avait fait ni victimes, ni fortunes nouvelles. Nous pratiquons surtout le précepte divin d'obéir aux puissances ; mais, avertis tard des changements, de peur de ne pas crier à propos : Vive le Roi ! vive la Ligue ! nous ne crions rien du tout ; et cette politique nous avait réussi, jusqu'au jour où Fouquet passa devant le mort sans ôter son chapeau. A présent même, je m'étonne qu'on ait pris ce prétexte de cris séditieux pour nous persécuter : tout autre eût été plus plausible ; et je trouve qu'on eût aussi bien fait de nous brûler comme entachés de l'hérésie de nos ancêtres, que de nous déporter ou nous emprisonner comme séditieux.

Toutefois vous voyez que Luynes n'est point, messieurs, comme vous l'auriez pu croire, un centre de rébellion, un de ces repaires qu'on livre à la vengeance publique, mais le lit le plus tranquille de la plus soumise province qui soit dans tout le royaume. Il était tel du moins, avant qu'on y ait allumé, par de criantes iniquités, des ressentiments et des haines qui ne s'éteindront de longtemps. Car, je dois vous le dire, messieurs, ce pays n'est plus ce qu'il était ; s'il fut calme pendant des siècles, il ne l'est plus maintenant. La terreur à présent y règne et ne cessera que pour faire place à la vengeance. Le feu mis à la maison du maire, il y a quelques mois, vous prouve à quel degré la rage était alors montée ; elle est augmentée depuis ; et cela chez des gens qui, jusqu'à ce moment, n'avaient montré que douceur, patience, soumission à tout régime supportable. L'injustice les a révoltés. Réduits au désespoir par ces magistrats mêmes, leurs naturels appuis, opprimés au nom des lois qui doivent les protéger, ils ne connaissent plus de frein, parce que ceux qui les gouvernent n'ont point connu de mesure. Si le devoir des législateurs est de prévenir les crimes, hatez-vous, messieurs, de mettre un terme à ces dissensions. Il faut que votre sagesse et la bonté du roi rendent à ce malheureux pays le calme qu'il a perdu.

Paris, le 10 décembre 1816.

Paul-Louis Courier
Original:

samedi 2 octobre 2010

....Et quelle révolution ferons-nous?

....Et quelle révolution ferons-nous?
Je viens de le dire, la révolution du Vrai.
Au point de vue politique, il n'y a qu'un seul principe, la souveraineté de l'homme sur lui même.
Cette souveraineté du moi sur moi, s'appelle Liberté....

Les misérables, 5ème partie, livre premier, chapitre IV
Victor Hugo

lundi 2 août 2010

retraites

à ne pas louper, article de fond!"http://blog.turgot.org/index.php?post%2FDryancour-Retraites

mercredi 28 juillet 2010

Ron Paul For Président

Vos modifications ont été enregistrées.
Ron Paul for président...Partager
Aujourd'hui à 21:05 | Modifier l'article | Supprimer
"http://www.dailymotion.com/video/xdubdv_ron-paul-a-2012-revolution_webcam PLus je le connais, plus il me plais..."http://www.dailymotion.com/video/xdubdv_ron-paul-a-2012-revolution_webcam"PLus je le connais, plus il me plais...
Un site de fan : http://www.paulvids.com/ron_paul_videos.php">, une bonne présentation traduite en français
Un site de fan : <"http://www.paulvids.com/ron_paul_videos.php">, une bonne présentation traduite en français

jeudi 24 juin 2010

Ron Paul, BP et la marée noire

CITATION
Trop d’ingérence gouvernementale dans le golf
par Ron Paul
Malheureusement, la catastrophe dans le Golfe se poursuit cette semaine et le cortége d’ efforts de BP pour confiner le pétrole, limiter les dégâts , inciter les résidents le long de la côte à nettoyer et à défendre leurs rives et sa vie sauvage. Beaucoup ont critiqué le gouvernement fédéral dans les semaines passées, accusé de n’en faire pas assez. La réalité est que si le gouvernement peut faire beaucoup pour soulager, de même, il peut augmenter le problème et en dévoyer la souffrance
Par exemple, dans l’optique de «faire quelque chose" l'administration a adopté une interdiction unilatérale de forage offshore. C'est contre-productif. Je suis fier de proposer et soutenir avec d’autres la législation visant à lever cette interdiction. Pourquoi punir d'autres compagnies pétrolières et leurs employés qui travaillent dur, qui n'ont rien à voir avec cette catastrophe, et qui ont de bien meilleurs dossiers de sécurité ?
Et, comme il arrive après les catastrophes, d'innombrables personnes - même des fonctionnaires locaux et du gouvernement de l'État - se sont présentés sachant ce qu'il faut faire et prêts à aider, mais ont été par découragés par de telles tracasseries administratives que le pétrole continue à jaillir . Le vrai problème n'est pas tant un manque d'aide gouvernementale, mais l’incapacité du gouvernement à discerner ceux qui ont des solutions, et leur emboiter le pas. Nous avons vu le même phénomène pendant les ouragans Katrina et Ike. Il semble rôle principal du gouvernement dans ces situations est de trouver des excuses pour piétiner,, tenir des réunions et des conférences de presse, gaspiller de l'argent, de punir les faux coupables, et empiler les réglementations .
Pourtant, même après les nombreux exemples d'incompétence passés, les gens se tournent vers le gouvernement pour résoudre les problèmes à la suite de catastrophes .Un gouvernement qui essaie de « tout faire pour tout le monde « pouvait susciter beaucoup de dépendance induite, mais finalement cela nuit aux personnes mêmes qu'il est censé servir : attentistes,, impuissants, point de salut hors Washington.
Le gouvernement pourrait aider en imposant aux protagonistes leurs pleines responsabilités ainsi que des dommages-intérêts et les frais de nettoyage. J'ai bon espoir que les efforts dans ce sens soient authentiques et que BP soit en effet tenu pour responsable de tout dégâts, et non pas protégé par des plafonds de responsabilité ou remboursé sous la table par les contribuables. Malheureusement, une grosse somme supplémentaire d'argent des contribuables a été glissé dans le projet de loi à venir pour supporter les coûts de nettoyage du Golfe qui auraient dû incomber à BP. Les contribuables ne devraient pas cautionner 'une grande compagnie pétrolière qui a causé ces dégâts horribles sur nos côtes.
Il convient de noter que BP n'est pas exactement un bastion du capitalisme de libre marché. , Ils se sont plutôt investis dans l'obtention des subventions gouvernementales, l’orientation des politiques en leur faveur ,et, la réglementation restrictive de la concurrence BP a même été un promoteur de lobbying de plafonnement et d'échanges en raison de certaines dispositions de la législation, et pourrait en tirer profit.

.m’interrogeant, Quid, des groupes de pression, qui soutiens qui et réciproquement ?
ma réflexion est que les tentatives de tenir les protagonistes strictement et pleinement responsable pourrait finir par être rien de plus qu'un jeu de dupe, où les contribuables en fin de compte serait le dindon de la farce
Si l'idée de l'action gouvernementale en situation de crise est de punir des innocents, renflouer les coupables, et d'augmenter les prix à la pompe sur tout le monde, nous voudrions qu'ils en fassent moins, et non plus. !
De récents sondages proposent une diminution des l'aides pour le forage offshore. Nous avons toujours besoin de pétrole, et beaucoup de bons emplois dépendent de cette production de pétrole. Elle est cruciale pour le fonctionnement de notre économie. Mais si les accidents continuent d'être traités de cette façon, il est facile de comprendre pourquoi tant de personnes voient plus d’inconvénients que d'avantages au forage off-shore, et c'est aussi déplorable.

ALLEZ, j'ai fait un mini résumé des arguments libéraux:
le "congresman" Ron Paul à reproché au président Obama sa critique du groupe BP, responsable du déversement de pétrole en eau profonde, dans le golf du Mexique..
il explique que cela crée une culture de type
" le gouvernement est responsable de tout.", fort détestable

Il pense qu' avec une interprétation judicieuse du droit de propriété,(plutôt qu'un contrôle étatiste ) la situation aurait été plus favorable
enfin, il affirme qu'il ne devrait y avoir aucune limite à la responsabilité juridique de BP

( plutôt que ce soit le gouvernement qui légifère, et autorise ou non les forages en eau profonde, le simple fait de supporter le prix véritable du pétrole produit dans ces conditions extrêmes, incluant dans le coût d'exploitation la "sécurité", auraient changé la donne)

mardi 8 juin 2010

Proposition de constitution libérale et panarchiste

Proposition de constitution libérale et panarchiste


*préambule
......afin de permettre à tous de vivre en paix et sécurité...

article 1er
liberté pour tout individu( majeur), de penser de s'exprimer et d'agir sur ses propres initiatives

article2
responsabilité individuelle imprescriptible sur les conséquences de ses actes, paroles et pensées
article 3
liberté totale d'association, quelle qu'en soient les formes ,nombre de personnes concernées , buts poursuivis,
modalités d'organisation et domaine concerné( "privé"=famille, éducation, économie, religion, philosophie, politique...)

article 4
responsabilité des associés pour toutes les conséquences des activités de l'association, sans limitation dans le temps

articles 5
consensus national:
justice
pour préserver le droit de chacun de vivre, en paix et sécurité, de profiter des fruits de son travail et d'en disposer à sa guise,
nul, seul ou associé ne peut tuer, voler, réduire en esclavage, torturer, violer, terroriser, escroquer....autrui
le mensonge, les faux témoignages ne peuvent être acceptés
La justice se devra d'être efficace et de ne tolérer aucune impunité
elle s'efforcera toujours de faire réparer les préjudices subis par les victimes dans la mesure du possible

article 6
l'état étant aboli, seul des assemblées 'consultatives de représentants librement choisis( selon leurs propres modalités) par chaque "communauté "pourront se réunir pour réfléchir ensemble , pour faire des propositions et trouver des solutions aux conflits et disharmonies entre groupes concernés

article 7
l'état étant aboli, les fonctions de justice seront confiés à des individus, ou groupes de personnes les plus consensuelles , par des associations dédiées agissant au niveau le plus adéquat

article 8
l'état étant aboli, en cas de besoin, les personnes désirant s'associer pour se choisir un représentant commun, un porte parole, pourront le faire par le biais d'associations dédiées

article 9
l'état étant aboli, nul impôt ni taxe ne pouvant plus être prélevés, chaque association s'obligera à une autonomie financière, et gérera ses comptes comme les autres aspects de sa vie en fonction de ses propres statuts

article 10
La liberté de ne pas s'affilier à une association , ou d'en partir, sera jalousement protégée...
(nul ne pourra être inquiété de ne pas être affilié à une association religieuse, politique, de prévoyance...)
mes références:
Frédérique Bastiat
http://www.wikiberal.org/wiki/Subsidiarit%C3%A9
vidéo, la philosophie de la liberté

Paul Emile de Puydt

attention: je n'utilise pas le mot "association" au sens actuel, cela peut représenter une université comme un couple, un ordre professionnel comme une entreprise
( liberté de s'associer et de s'organiser à sa guise dans la poursuite d'un but commun)

mercredi 2 juin 2010

Mes stratégies politiques dévoilées pour les 0, 30 ans à venir

Quel sera ma stratégie politique, pour les années à venir?
quel parti, quel candidats soutiendrais-je aux prochaines échéances électorales?

En fait, impossible de m'éloigner des convictions que j'ai développé au cours de mes 25 ans de pratique du bouddhisme, de l'enseignement de mes maîtres, de mes engagements, même si transitoirement, j'ai "renoncé" à mes responsabilités bouddhiques ( religieuses) pour pouvoir m'impliquer en politique...

En particulier, mes 2lphrases fétiches:
*être disponible pour protéger la vie
* pour pouvoir être généreux, il faut être riche
resteront mes fidèles balises...

J'ai fort mauvaise opinion de tous ces politocards qui pour leur grande majorité sont quand même des personnages forts "nuisibles"....
...raison de plus pour ne pas leur laisser le champs libre, éviter de leur signer des chèques en blancs...

pour illustrer le décalage:
le jour ou mon fils à moi est parti pour l'Afghanistan
Un homme politique dégoulinait d'admiration pour le courage
de son fils à lui qui s'engageait dans un combat politique à....
............................Neuilly!
Visiblement, nous n'avons pas les mêmes valeurs!

après mon Sensé, son maître et le maître de son maître, certains" profanes" et leur enseignement orientent mes "recherches personnelles " et me guident sur le chemin de ma "mission", entendons nous bien, cela signifie juste ce que j'ai à faire, ce que personne d'autre ne pourra et/ou ne voudra faire à ma place...

Voilà, bon, Frédéric Bastiat, bien qu' hélas illustre inconnu pour une majorité de concitoyens,
fait partie de ces référents incontournable , à l'intelligence atemporelle, auxquels je ne renoncerait pour rien au monde...
http://www.catallaxia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Recherche&search=Bastiat&fulltext=Rechercher

....et c'est touchée par (non pas la grâce)mais la logique de sa pensée, que j'accepte comme mes camarades de parti de porter ma croix, et sur le front l'infâme étiquette de libérale...

Je ne ménagerai pas ma peine pour aller porter la bonne parole...

Et même si un parti extrême(FN, NPA...) m'invitais à expliquer quelques miettes de réalité, j'accepterai le challenge..

En revanche, je préserve mon soutiens , jalouse de sa valeur,
et ne l'accorderai qu'aux"âmes pures"...c-à-d aux candidats sans casseroles de compromissions et vierges de léchouilles de langue de bois...

Bref....c'est pas gagné!

jeudi 27 mai 2010

Pourquoi, ,aujourd'hui, soutenir un candidat libéral, Arnaud Walther

CITATION
« L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

– Frédéric Bastiat, 1848...
apprendre à faire le deuil de ses illusions...

La révolte, la réponse violente, dans un premier temps,
quand un être humain est confronté à une réalité désagréable,
auquel il ne s'est pas "préparé",n' est certes pas à négliger.

Toutefois, de même que voilà encore 50 ans, les médecins "brut de décoffrage"
pouvaient vous annoncer: vous avez un cancer...plus que quelques mois à vivre, ou au contraire vous "cacher" le désastre,
maintenant, ils ont appris à gérer ces situations...

Les libéraux ont le bon diagnostique....
ils ont anticipé les désillusions...
c'est parfait....mais insuffisant

Il serait temps d'apprendre à communiquer positivement, de manière digne et positive,
sur cette catastrophe collective qui nous pend au nez...

Un mec qui apprend que sa femme le trompe, que son gosse à une leucémie foudroyante
ou que sa boite délocalise en Pologne peut certes quelques instants avoir une pulsion de rage,

l'envie de flinguer l'amant, d'euthanasier le fils,
d'ouvrir le feu sur la foule à la kalachnikof ou de se tirer une balle dans la tête...

Mais s'il est bien entouré, si on lui propose des pistes de réflexion,
s'il se sent efficacement épaulé par des personnes compétentes,
il peut trouver de la ressource pour "assumer"

C'est même pour cela que je soutiens le candidat libéral, Arnaud Walter

C'est le moment où nombre de nos concytoyens peuvent comprendre
leur responsabilité dans ce qui nous arrive,
leur naive confiance dans cette classe politique
qui à crée le problème et est aujourd'hui complètement décrédibilisée,
et qui est bien incapable de proposer la moindre piste de travail,
le moindre soupçon de résolution
et en est réduit à jouer les pompiers pyromanes,le sapeur camenbert qui creuse des trous pour en reboucher d'autres,
et à crier haro sur le bouc émissaire.
pour conclure:
le jour ou vous perdez d'illusion de l'état,
la certitude de vivre, vous, au dépends des autres "con(s)"- tribuables
et comprenez que non, demain, on ne rasera pas gratis...

relisez Bastiat

samedi 27 février 2010

Enfance en danger

Commantaires personnels, suite à l'article de mon ami H16http://h16free.com/2010/02/26/1639-je-taime-etat-maman-surtout-tes-kicks-dans-les-parties

Chouette chouette, chouette....maintenant, on en parle...Quand j'étais jeune et belle et institutrice dans ma bonne ville de T,je me sentais bien seule, confrontée à mes "réalités"....quand, au détours d'un remplacement, je rencontrais un petit placé "temporairement" dans une famille d'accueil où il découvrait les joies de la vie normale, dormir dans un lit, se laver, manger dans une assiette...... et qu'il fallait l'aider à supporter l'idée que bientôt, il aurait la joie de retourner vivre avec ses parents...dans l'appartement où quelques mois plus tôt, le bébé avait été ébouillanté dans la baignoire où il se relaxait seul, par l'eau bouillante du programme non écologique de la machine à laver le linge (sale en famille)....
les médecins, ces incapables, n'avaient bien entendu pas réussi à "sauver"l'enfant brûlé au Xème degré...
Les parents "K sos"n'avaient pas bénéficié d'un jugement, simple accident domestique pouvant arriver à tout le monde...
J'avais bien compris la logique DDASSS, expliquée par la psy de l'école: "ces gens là" font des gosses pour les allocs...s'ils en "perdent",par mort "naturelle" ou par "confiscation", ils en refont, pour retrouver "leurs droits"(allocations, priorités HLM...)donc, ça coûte moins cher à la société( donc aux contribuables) de leur rendre ceux qu'ils ont déjà...
j'ai tellement d'"anecdotes " à raconter que j'attendais d'être très vieille pour écrire( décharger) mes mémoires...
à publier post mortem, anonyme, pour éviter tout procès en diffamation( violer le secret professionnel, c'est grave, ça madame... )
D'où ma joie ce jour; Chouette, chouette,chouette, grâce à internet , on en cause dans les chaumières...

mardi 5 janvier 2010

Pour les curieux.....

L'année dernière, je militais encore au MoDem....Je constate que je m'en suis éloignée à la vitesse de la lumière...La censure dont à fait l'objet mon "commentaire", sur le cite officiel du parti(et que je viens de remettre en circulation sur le net,) est probablement LA goutte qui à fait déborder le vase...

lettre ouverte à François Bayrou, malheureusement passée à la trappe

coup de poignard dans le coeur!

Merci monsieur Bayrou, merci à tous ceux du MoDem qui ont permis, hier, une si belle journée!

Merci pour ce trés beau discours de clôture, bravo à tous les intervenants d'hier,
je suis émerveillée par la qualité des orateurs:
monsieur Jean François Kahn, madame Corinne Lepage, madame Sylvie Goulard que j'entendais pour la premiére fois...
Comme les autres "dans la salle", j'ai resenti de la fierté, nous sommes les meilleurs(nous avons les meilleurs )
Si Je n'ai pas regrétté de m'être levée aux aurores(4h du mat ancienne heure!),
d'avoir gratté le pare brise de la voiture...alors que je regrette le manque de médiatisation de ce moment historique,
alors que je ferai tous les efforts pour faire circuler l'informaton, pour partager l'émotion de cette matinée, en province, avec les autres adhérants, les sympatisants et même les citoyens, lors de la campagne électorale,
Je ne comprends pas le coup de poignard que j'ai reçu dans le coeur quand j'ai cru entendu les noms de Friedman, Hayek, (à la lecture Taïeb???)
Ces maîtres, incontournables, assimilés aux pires des politiciens,qui, probablement ne les ont jamais lu!
Je vous en conjure: permettez vous le sans faute!!
Continuez à attirer auprés de vous les meilleurs, dans tous les domaines!
Ce n'est pas parce que presque tous les hommes politiques,
partout sur cette planéte, sont, ignares, nuls ou incompétents en économie que vous devez vous laisser enfermer dans cette fatalité!
Attirez "aussi"dans ce domaine les meilleurs, auprés de nous!
Il ne vous viendrait pas à l'idée de reprocher à Nietzsche le nazisme,les agisement d'hitler!
Il n'est pas absurde de continuer à etudier ce philosophe, de continuer à s'interroger sur son surhomme!
De même, il serait indispensable d'étudier ces théoriciens, et il le sera encore trés longtemps!
Vous avez jusqu'à présent remarquablement évité l'éceuil de la démagogie,
vous n'aviez pas lancé de noms de tête de turc en pature à une populace assoifée de vengeance, que vous arrive-t-il?
Encore une fois, osez l'excellence, le sans faute!
Laissez venir à vous les"autrichiens", qui que soient ceux qui vous en ont dit du mal!
Prenez quelques minutes de détente pour relire notre célébre landais Frédéric BASTIAT,pour rire de sa pétition des marchants de bougies et chandelles!
Osez le sans faute dans tous les domaines, et alors, mais seulement à cette condition,
nous la bâtirons, cette société nouvelle que nous appellons tous de nos veux!
Je vous en remercie